domingo, 22 de abril de 2018

Ven, que te dé un verso



Del 23 al 27 de abril



COMO TÚ

Yo, como tú,
amo el amor, la vida, el dulce encanto
de las cosas, el paisaje
celeste de los días de enero.

También mi sangre bulle
y río por los ojos
que han conocido el brote de las lágrimas.

Creo que el mundo es bello,
que la poesía es como el pan, de todos.

Y que mis venas no terminan en mí
sino en la sangre unánime
de los que luchan por la vida,
el amor,
las cosas,
el paisaje y el pan,
la poesía de todos.


ROQUE DALTON

DÍAS DE LIBROS II



Os presentamos nuestro programa de actividades para la Semana del Libro 2018



lunes, 16 de abril de 2018

Entre son et sens





L’ALBATROS 


Souvent, por s’amuser, les hommes d’équipage 

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, 

Qui suivent, indolents compagnons de voyage, 

Le navire glissant sur les gouffres amers. 


À peine les ont-ils déposés sur les planches, 

Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, 

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches 

Comme de avirons traîner à côté d’eux. 


Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! 

Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! 

L’un agace son bec avec un brûle-gueule, 

L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! 


Le poète est semblable au prince des nuées 

Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; 

Exilé sur le sol au milieu des huées, 

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. 



Charles Beaudelaire (1821-1867), Les fleurs du mal.

Matériel sélectionné par Rosalía Montoya

Ven, que te dé un verso

Del 16 al 20 de abril

Alexander Jansson


SI SE SUPIERA

Si se supiera
lo que se presiente y no se dice
desde que Hiroshima
nos dejó sin habla,

que la tercera guerra mundial
se ha declarado
que se muere
en los cuatro puntos cardinados
que crucifican la tierra en cruz gamada

lejos del parking amortizable
del supermercado de leches descremadas
de los lugares de vacaciones invernales
de las familias de hijos únicos
desplegables
lejos del Louvre y de la poesía tónica
lejos,
muy lejos de la Plaza Roja y de la Casa Blanca

si se supiera
que a los vietnamitas del Líbano les abren en canal en Guatemala
mas no se inventó el napalm para Le Bois de Boulogne
ni la violada de El Salvador será Miss Play Boy
en abril
aunque abril siga siendo el mes más cruel
en esta guerra sólo se mata en los arrabales
el centro es ciudad abierta por mutuo acuerdo
entre el Bien y el Mal, mientras la ciencia
del alma calcula cómo calcular lo incalculable
por ejemplo
cuántos deben morir cada día en Etiopía
para que nos salga social
de pronto
la poesía.

Manuel Vázquez Montalbán

lunes, 9 de abril de 2018

Entre son et sens





LE POISSON D’AVRIL
En France et dans plusieurs pays, le premier avril est le jour des farces et des plaisanteries à la famille et aux amis. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans les médias. Pour les enfants , il consiste à accrocher un poisson en papier sur les dos des personnes dont on veut se moquer et après exclamer: Poisson d’avril!”.

Cette fête trouve son origine dans l’antiquité. Cette journée était consacrée au Dieu du rire dans l’ancienne Grèce et reprise par les romains avec la déesse Aphrodite.

En Angleterre est le “April Fool’s day”. En Espagne, elle est célébrée le” jour des Innocents”, le 28 décembre.




POÉSIE DU POISSON D’AVRIL 

J’ai vu trois chats bleus, à la queue leu-leu 

Marchant sur un fil…..Poisson d’avril ! 


J’ai vu un chameau faire du vélo 

Tout autour d’une île…..Poisson d’avril ! 


J’ai vu un gros ver en hélicoptère 

Traversant la ville…..Poisson d’avril ! 


J’ai vu une vache avec des moustaches 

Et de très longs cils…..Poisson d’avril ! 


J’ai vu dix corbeaux assis sur le dos 

D’un vieux crocodile…..Poisson d’avril ! 


Paul Géraldy


Monet


AVRIL 


Déjà les beaux jours, - la poussière, 

Un ciel d’azur et de lumière, 

Les murs enflammés, les longs soirs ; - 

Et rien de vert : - à peine encore 

Un reflet rougeâtre décore 

Les grands arbres aux rameaux noirs ! 


Ce beau temps me pèse et m’ennuie. 

Ce n’est qu’après des jours de pluie 

Que doit surgir , en un tableau, 

Le printemps verdissant et rose, 

Comme une nymphe fraîche éclose 

Qui, souriante, sort de l’eau. 


Gérard de Nerval


Matériel sélectionné par ROSALÍA MONTOYA